136   Concours agrandissement Etablissement cantonal d'Assurance, Neuchâtel

procédure

concours

volume SIA

1'194m³

surface brute de plancher

399m²

maître d'ouvrage

ECA

team

Andrea Pelati
Antonio Conroy
Ilinka Najdenovska - Bogoeva

en collaboration avec

Adriano Ersilio - Ingénieur civil - DSI SA
Gäel Muller - paysagiste - Biol Conseils SA
Sylvain Mercier ingénieur façade - Preface Sàrl

programme

bureaux

Contexte
Comme dans plusieurs villes en Suisse, à Neuchâtel aussi, le quartier qui se développe aux alentours de la gare CFF se présente comme très «urbain». L’espace publique à l’Ouest, au Sud et à l’Est de la gare est aménagé selon un langage minimal, moderne et international (n’est pas un cas si on appelle cet area Espace de l’Europe) et se détache du tissu historique du bourg sous-gare.
Le bâtiment de l’Ecap fait partie de ces immeubles de dimensions importants qui font vis à vis avec la gare et avec la tour de l’Ofs et qui s’articulent avec des formes simples et linéaires. Des bandeaux horizontaux de vitrage et crépis permettent d’en reconnaitre clairement le passage d’un étage à l’autre et donnent un aspect ordonné et rational au bâtiment.
En contrepartie, le prolongement au Sud de cet immeuble se trouve déjà sur un point de transition. La morphologie et la topographie du quartier changent sensiblement dans l’espace de quelque mètre. Une articulation intéressante de terrasses* en pierre et végétation créent une liaison avec le reste de la ville, plus au sud, et donnent forme à des socles sur lesquels posent les différents bâtiments jusqu’à la partie horizontale de la ville.

Terrasses
La structure agricole des terrasses* est l’utile à travers lequel la ville de Neuchâtel pris possession des actuelles hauts de la ville. Comme on peut voir sur l’image historique ci-dessous, à la fin du XVI siècle le développement urbaine été concentré en prévalence le long du lac et sur la colline du Château. L’espace qu’on voit plus au Nord, entre le bourg et la forêt, avait aussi déjà été anthropisé mais sous forme de terrasses pour la culture agricole.
Seront ces terrasses les éléments qui donneront, dans le temps, la structure spatial de la ville comme on la connait aujourd’hui. Une première action humaine avait transformé la topographie douce des collines en une alternance de surfaces horizontales plus faciles à gérer par l’agriculteur, une deuxième action utilise ce terrassement pour permettre à de nouveau quartiers construits de prendre place.

Règlement et Formes
Les règlements concernant l’aménagement des villes sont les utiles qui permettent aux nouvelles interventions de s’insérer respectueusement dans un contexte existant et de le faire en ligne avec les envies des institutions administratives et politiques par rapport au future prévue la ville même.
Si des fois il est intéressant de forcer les limites des règlements pour atteindre un résultat plus radicale, dans la plus part des occasions une bonne analyse des normes peut amener à formes parfaitement harmonisés par rapport au contexte.
Dans le cadre de ce projet, un respect littéral des gabarits réglementaires permet d’être contextuels par rapport à la transition* mentionnée dans le paragraphe «Contexte».
La topographie change et le bâtiment suive. Les angles imposées nous amènent à créer deux étages dont les plans décroissent à l’augmenter de l’auteur et qui se déforment selon les gabarits projetés depuis le chemin de la Recorbe et depuis la terrasse de l’hotel Alpes et lac.
Les terrasses* qui se créent, et que nous choisissons de végétaliser*, donnent l’opportunité des répondre avec une solution architecturale aux «formes» de Neuchâtel et, notamment, de ce quartier.

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